Une jeune Pakistanaise tuée par son frère à Lodelinsart
DIVERS ven 26 oct
Lundi dernier, Lodelinsart résonnait au son des coups de feu. Une jeune Pakistanaise de 20 ans, touchée par balles en pleine rue, succombe à ses blessures à l'hôpital. Loin d'être un banal fait divers, il s'agit en fait d'un traquenard familial : l'auteur présumé n'est autre que Moussadar, 24 ans et frère de la victime. Il est toujours recherché, selon le parquet de Charleroi.
Il tire sur ses deux soeurs
Lundi peu avant midi, des coups de feu avaient été tirés, dans la rue du Chênois à Lodelinsart. Ils avaient atteint une jeune Pakistanaise de 20 ans, Sadia Sheikh, et sa s½ur Sarya, âgée de 18 ans. Mercredi, Sadia est décédée en clinique, et, malgré le mutisme complet des autorités judiciaires, on a appris que le tireur n'était autre que le frère des deux victimes.
Elle refusait un mariage arrangé
Sadia était en conflit avec sa famille, qui voulait la forcer à contracter un mariage arrangé au Pakistan. D'une manière plus générale, ses parents lui reprochaient d'être trop «occidentale» mais, après une rupture avec la famille, la jeune fille avait accepté de les revoir, lundi à Lodelinsart.
Elle devait y rencontrer ses parents et son frère. A leur arrivée, les deux s½urs ont trouvé leur frère porteur d'une arme de poing. Il a tiré dans leur direction.
Blessées, elles avaient été admises au CHU de Charleroi, où Sadia est décédée. Sa s½ur est toujours hospitalisée. Quant au tireur, il est introuvable depuis les faits.
Sadia avait fait appel au Centre Prévention des Violences Conjugales
Le Centre a fait part vendredi dans un communiqué de "sa profonde tristesse et révolte" face au meurtre de la jeune femme.
Sadia Sheick tentait d'échapper à un mariage arrangé par ses parents au Pakistan. Elle avait fuit sa famille qui la trouvait trop "occidentale" mais avait accepté de revoir son frère lundi, en compagnie de sa soeur âgée de 18 ans, Sarya. A leur arrivée, leur frère Moussadar a fait feu en leur direction en pleine rue, tuant Sadia et blessant grièvement Sarya.
"L'équipe a soutenu cette jeune fille qui voulait échapper à un mariage imposé. Elle voulait étudier, mener sa vie de femme libre et digne" indique le Centre de prévention des Violences Conjugales et Familiales dans son communiqué. "Nous déplorons qu'un tel acte puisse encore se produire au XXIème siècle" conclut-il.